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(Gabon) Fougamou – Le groupe “RFM” en marche pour la cartographie participative

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L’exploitant “Rain Forest Management” poursuit son processus d’implantation dans le département de Tsamba-Magotsi en lançant les missions de cartographie participative avec les communautés impactées par les activités à venir

(Gabonews) : Officiellement en activité forestière depuis le 10 juillet 2018 dans le département de Tsamba-Magotsi, le groupe Rain Forest Management s’engage à montrer sa responsabilité citoyenne quant au respect des règles de la foresterie.

Et, surtout en application du code forestier afin d’éviter les regards colériques des militants de la protection de l’environnement de façon globale, RFM continue sa stratégie de consultations auprès des communautés des zones de finage et d’influence en tenant compte de l’article 251 du Code forestier appuyé par l’arrêté n°105/2014 du 6 mai 2014 fixant le modèle de cahier de charges contractuelles au Gabon. “La cartographie participative consiste à délimiter les zones où les populations villageoises exercent leurs droits d’usage coutumier” détaille le Responsable social RFM, Tristan Edoué Kossivi. Les données collectées permettront de réaliser les cahiers de charges contractuelles comme dispose le code forestier.

A la tête de la mission qui a duré près de 10 jours, le Responsable social RFM, Tristan Edoué Kossivi qu’accompagnaient Axel Sougou Moussavou, cartographe de la même société, Pauline Esseghé Nguema du Cantonnement des eaux et forêt, Roland Yangari de l’ONG Muyissi Environnement et bien d’autres administrations locales pour un objectif commun au quartier Ngouassa sur la rive droite de la Ngounié, Vie Chère, les villages Mandilou, Ekanga et Waka : élaborer la cartographie participative, vérifier les finages et les zones d’influence de l’exploitation forestière.

Les réunions d’information avec les populations locales et les enquêtes de terrain se sont multipliées parfois avec des positions tranchées. Mais le verbe a su prendre le dessus devant des intérêts inavoués. “Pour réaliser une carte thématique, il faut se rendre sur le terrain afin d’identifier les zones sacrées” éclaircit le cartographe de l’opérateur forestier, Axel Sougou Moussavou.

“Souvent les forestiers sont venus ici, on a rien gagné” râle Marie Claire Noné au village Ekanga. La cartographie participative a l’avantage de définir l’approche et les mécanismes combinant les outils de cartes classiques avec des méthodes et techniques participatives pour présenter les connaissances des membres des communautés impactées sur l’environnement spatial. “Cette logique va du principe que ces communautés sont celles qui connaissent mieux leur milieu” explique Roland Yangari de l’ONG Muyissi Environnement qui a facilité les échanges à chaque étape. RFM se met en marche pour anticiper sur d’éventuels conflits souvent nés des incompréhensions entre les communautés villageoises et les forestiers.

RFM par cette démarche, voudrait dissiper tout malentendu pouvant ouvrir la voie du mécontentement. Les guides et “experts ruraux” ont compris l’intérêt de s’investir dans la réussite d’installation de cet exploitant forestier. La cartographie participative intègre plusieurs aspects concrets sur le terrain : anciens villages, rivières, cimetières, entre autres. “De telles opérations sont bénéfiques pour l’administration qui surveille les exploitants” confie Pauline Nguema du Cantonnement des eaux et forêt de Tsamba-Magotsi. La cartographie participative se présente comme un processus ouvert et inclusif. Rain Forest Management est sur le Permis Forestier Associé 23/10, le lot 3 s’étend sur 21573 ha.

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